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Festival Jean Rouch : les films primés à la Bergerie

Pour la sixième année au cinéma La Bergerie, le Festival Jean Rouch Hors les murs propose une sélection detrois films primés à la 37 e édition de la compétition internationale qui s’est tenue à Paris au mois de novembre dernier. Nous accueillerons, pour l'occasion, Laurent Pelé, membre du comité ethnographique du festival, pour débattre à l'issue de chacune des projections. Ce sera l'occasion de découvrir des documentaires passionnants sur le monde contemporain.

Au programme le samedi 26 janvier
 
14h : Je vois rouge de Bojina PANAYOTOVA
« Après vingt-cinq ans passés en France, je retourne en Bulgarie avec un soupçon vertigineux : et si ma famille avait collaboré à la police politique du régime communiste ? Je convaincs mes parents de faire une requête auprès de la commission spéciale qui a récemment ouvert les dossiers de la police secrète. Au bout du voyage, les surprises bousculent ma démarche et provoquent un tremblement de terre dans la famille. Une odyssée tragi-comique qui mélange le film d’espionnage et le film de famille. » Bojina Panayotova.
16h30 : Ni d'Eve, ni d'Adam, une histoire intersexe de Floriane DEVIGNE
« Je rêve parfois que je n’ai plus ni hanches ni fesses ni jambes. Ma folie ne va pas jusque-là. Il n’y a que le milieu qui m’encombre, son inutilité me glace. »   Comment vit-on avec un sexe qui a été décidé pour nous, opéré pour le conformer aux normes dès la naissance ? Comment se construit-on avec cette différence ? M. (27 ans) vit en France où l’intersexuation est encore prise en charge comme une pathologie qu’il faut traiter et réparer. Cette part d’elle-même est taboue. Pour en sortir, M répond à Deborah (25 ans), née comme elle intersexuée, qui cherche des témoignages sur le sujet pour son travail de mémoire en études de genre à l’université de Lausanne, en Suisse. Une correspondance démarre entre elles qui va complètement changer leur vie.   Le film propose une réflexion sur la manière dont les personnes intersexuées cherchent à se réapproprier leur corps et à construire leur identité. Il interroge ce que nos sociétés occidentales sont prêtes à faire au nom des normes sociales et ce que signifie être un homme, une femme ou un peu des deux…
18h30 : Aperti al pubblico de Silvia BELLOTTI
L’office des HLM napolitain emploie une centaine de personnes. Lorsque les bureaux sont ouverts au public, les employés reçoivent les occupants des quelque 40 000 appartements gérés par cette institution. Ils sont là pour trouver des solutions et initier les démarches bureaucratiques adéquates. Mais faire entrer des vies chaotiques dans les cases rigides de la loi est une véritable gageure et les employés sont fréquemment forcés de recourir à un art singulier : le « compromis bureaucratique ».
 

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